SimRacing : Camillo au 10 heures de Road Altlanta

Le foot, la baston virtuelle c’est bien, mais un aigle sévit sur les circuits de course automobile dans des compétitions en ligne.

Il s’agit de Camillo votre webmaster qui a intégré une équipe dont le patron est quelqu’un de bien connu de l’ASVVE : Olivier Godard, figure incontournable de l’histoire de l’organisation de tournois IRL, président des Félés du Joystick, qui a oeuvré au rayonnement de Pro Evolution Soccer … et qui désormais anime au Viry Game Show le stand de simulation automotible.

L’équipe s’appelle la Sim Racing House et est composée de 6 membres. Elle existe depuis 2009 ! Depuis une grosse année, nous roulons sur le jeu Le Mans Ultimate et participons à des courses solo mais aussi par équipe de différentes durées, allant de 2h30 à 24 heures.

Le dimanche 10 octobre nous avons participé, à 5 pilotes, aux 10 heures de Road Atlanta, circuit appelé aussi « Le petit Le Mans ».

A cette occasion, nous avons opté pour une nouvelle voiture : une McLaren 720S LMGT3 Evo avec une superbe livrée.

C’est une course multiclasses qui regroupe des LMGT3 (comme nous) et des Hypercar, au total une plus d’une cinquantaine d’équipage sur le même circuit !

Après des qualifications sérieuses d’Eric, nous partîmes 26 sur 28 GT3 dans le split 5/8 (le nombre de participants sont répartis dans plusieurs courses selon plusieurs critères de niveau et de performance).

Le temps de milieu de grille était de 1:19.635, et la correspond à ce que Carbo pourrait faire en grande forme … dur dur.

Nous partons en pneus pluie pour un run de 14/15 tours le temps que la piste sèche pour ensuite chausser les pneus secs.

Tous allait bien en ce début de course, lorsqu’une Hypercar nous envoie dans le décor sans freiner (elle abandonnera 1 tour après) !

Comme prévu Eric enchaine deux relais complets en slalomant entre cadavres, tout en gérant les Hypercar qui nous passent à toute allure !

La pluie arrive plus vite que prévu mais correspond bien au changement de pilote prévu.
Cédric roule sous la pluie pour 1 run en guide d’apéro.
Forcement on se fait taper la voiture devant / derrière, mais tant que ça roule …

Il trouve son rythme et rend la main à Carbo pour 2 relais (environs 2h de roulage d’affilée).
Tout allait a peu près correctement jusqu’à ce qu’il rencontre une Hypercar en contresens qui a eu la bonne idée de ne pas attendre pour reprendre la route et surtout sans regarder les voitures qui arriveraient !

Triangle abimé … mais ça roule encore …
La piste sèche et il redonne la main à Cédric pour son second run en pneu secs.
Nous sommes alors 8ème.

La nuit tombe et il reste 2 pilotes pour terminer. Raphix et moi.

On décide de faire rouler Raphix 2 runs d’affilée.
C’est compliqué, d’autant qu’un bug du jeu fait qu’une Hypercar n’a plus de phares, pas facile à éviter, heureusement que les spotters sont là (spotter = les copilotes qui suivent la course en ont accès au direct).

Arrive mon tour pour le grand final.
Nous sommes 6ème, le 5ème à portée. Il se prend Drive Through et se retrouve derrière nous (Drive Through = passage au stand obligatoire à trop mettre la voiture en dehors des limites de pistes).

J’essaie de garder mes distances en appuyant un peu, mais en voulant ne pas perdre du temps, j’ai voulu dépasser un retardataire dans une manoeuvre qui aurait pu être reportée à plus tard.

Résultat un superbe 360 dans toucher l’élastique.

Je remonte sur lui comme une balle. Coach Carbo me dit « du calme, on a le temps !, il va partir à la faute ».
Oui mais bon, comme nous l’avons senti, M. Geiger joue à la manette !!!
Il a des mouvements de corrections qui me rendent nerveux et il faut bien le dépasser à un moment.
Je tente une première attaque … raté, il me revient un peu dessus à la dernière chicane et je pars en spin.

Allez, il faut refaire le travail et 5sec à rattraper, il reste 40 minutes de course.
10 minutes après je suis sur lui. On arrive à la 1ère chicane, je suis devant, il a un peu plus de vitesse et se met à mon niveau mais il freine trop tard. Je lui avais laissé un peu de place mais il me percute l’arrière.

Je termine dans le mur, doucement, pas de casse.
Chose rare pour être soulignée, M. Geiger a attendu que je reparte avec un petit flash light d’excuses.

Entre temps, une équipe devant à DNF (Didn’t Finish = abandon). Je termine la course sereinement, notre adversaire n’ayant plus le rythme pour suivre.
Un petit splash (ajout d’essence minime pour finir la course) pour une dizaine de tours et nous nous envolâmes pour cette P5 difficile mais pas volée.

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